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Forensic Mobile et IoT

Le service Forensic Mobile et IoT recouvre l’analyse judiciaire des appareils mobiles (smartphones, tablettes, wearables) et des objets connectés (Internet of Things) tels que caméras IP, assistants vocaux, montres intelligentes, capteurs domotiques, voitures connectées, etc. Avec l’explosion des équipements personnels et industriels connectés, chaque objet génère des quantités massives de données (logs, historiques de géolocalisation, messages, photos, fichiers, données biométriques…). Exfiltrer, retrouver ou reconstruire des preuves numériques sur ces supports est devenu un enjeu majeur lors d’enquêtes criminelles, litiges, contentieux ou réponses à incidents de sécurité. Un terminal mobile, par exemple, est souvent la porte d’entrée vers les réseaux d’entreprise (via VPN, applications professionnelles), tandis que des objets IoT non sécurisés peuvent être exploités comme point d’accès ou pour espionner les utilisateurs.

1. Pourquoi forensique mobile et IoT ?

  1. Données personnelles embarquées : Les smartphones contiennent des journaux d’appels, des conversations par messagerie (SMS, WhatsApp, Telegram), des historiques de navigation, des photos/vidéos, des données de géolocalisation (GPS), des informations sur les connexions Wi-Fi, Bluetooth et NFC.

  2. Points d’entrée pour les attaques : Des applications malveillantes sur mobile peuvent détourner les données d’entreprise. Les objets IoT (caméras IP non patchées, capteurs Rhéostat, thermostats connectés) sont parfois déployés sans contrôle de sécurité, créant des portes dérobées.

  3. Complexité des systèmes d’exploitation : Android, iOS, FireOS, HarmonyOS et autres systèmes embarqués pour IoT possèdent des mécanismes de chiffrement, des sandbox apps, des processeurs sécurisés (TEE, Secure Enclave). Récupérer les données nécessite de contourner ou exploiter ces barrières légales et techniques.

  4. Multiplicité des formats de données : Les objets IoT communiquent via MQTT, CoAP, Zigbee, Z-Wave ou LoRaWAN. Les formats de stockage diffèrent : bases de données embarquées (SQLite), logs uniques, fichiers journaux hébergés sur le cloud du fabricant, etc.

  5. Chaîne de garde : Dans le cadre légal, il est primordial de conserver la preuve (appareil, puce SIM, données extraites) dans un état d’intégrité total. Toute altération pourrait rendre les preuves irrecevables devant un tribunal.

2. Méthodologie IBSCyberSec pour Forensic Mobile et IoT

  1. Saisie légale et préservation

    1. Récupération de l’appareil sur site ou en laboratoire, consignation juridique et stockage sécurisé.

    2. Récupération de la carte SIM, extraction de la carte mémoire (SD Card) si présente.

    3. Désactivation des communications réseau (mode avion, boîtier Faraday) pour éviter toute suppression ou synchronisation.

  2. Imagerie physique et logique

    1. Sur Android rooté : imagerie physique (dump bit-à-bit) à l’aide d’outils tels que Cellebrite UFED, Oxygen Forensic Detective, ou des scripts d’extraction (MSM Download).

    2. Sur iOS : extraction via Apple File Conduit (AFLogical y compris sans jailbreak), utilisation de l’outil GrayKey (lorsque légalement autorisé) ou extraction manuelle de backups chiffrés (iTunes, iCloud) avec déchiffrement ultérieur.

    3. Pour IoT : si l’appareil embarque un port série ou JTAG, réalisation d’un dump mémoire (flash) et extraction du firmware. Sinon, récupération des logs dans le cloud du fabricant (ex. Synology NAS, Netatmo, Google Nest) via les APIs officielles.

  3. Analyse des artefacts

    1. Décodage des messages (SMS, WhatsApp, Telegram, Signal, WeChat) et récupération des pièces jointes (images, vidéos).

    2. Reconstitution du cheminement GPS : conversion des coordonnées brutes en itinéraires, repérage des géofences visitées, estimation des durées de trajet.

    3. Examen des connexions réseau : identification des points d’accès Wi-Fi, des réseaux Bluetooth pairés, des adresses MAC des appareils IoT à proximité.

    4. Recherche de fichiers effacés : utilisation de techniques de carving sur système de fichiers ext4, F2FS, APFS, FAT32, exFAT.

    5. Analyse mémoire (RAM) pour extraire des clés de chiffrement résidentes, tokens de sessions, mots de passe en clair (key-logging).

  4. Corrélation et reconstitution de la chronologie

    1. Création d’une timeline unifiée (OSINT, logs mobiles, logs IoT, serveurs) pour établir la séquence des événements (connexion à un réseau malveillant, exfiltration, déplacement physique).

    2. Croisement avec d’autres sources (caméras de vidéosurveillance, points de vente, balance digitale) pour renforcer la fiabilité.

    3. Identification des applications malveillantes (spyware, keylogger, Android trojans, iOS jailbreak tweakers) et des firmwares IoT vulnérables (caméras Hikvision, routeurs D-Link, thermostats Nest).

  5. Rédaction de rapports et restitution

    1. Document détaillé mentionnant les méthodes d’acquisition, les outils utilisés, les hashs cryptographiques (MD5, SHA1, SHA256) pour chaque image, les captures d’écran des logs pertinents, et l’interprétation des données retrouvées.

    2. Conseils pour durcir les mobiles (gestion MDM, déploiement de policies de sécurité, chiffrement intégral) et pour sécuriser l’écosystème IoT (mise à jour régulière, segmentation réseau, filtre MAC).

    3. Archivage des preuves et assistance pour toute procédure légale (obtention de mandats, comparution en cour en tant qu’expert).

3. Cas concrets

  1. Meurtre avec smartphone témoin : La victime a pris une photo suspecte quelques heures avant son décès. L’enquête mobile a permis de récupérer la photo en question, d’identifier une conversation clandestine sur Telegram et d’établir la localisation GPS du suspect.

  2. Espionnage industriel par caméra IP : Une entreprise découvre qu’un concurrent a installé un micro-écoute via une caméra connectée mal configurée. Grâce à l’examen du firmware, IBSCyberSec a pu désactiver l’accès à distance et tracer l’adresse IP du pirate.

  3. Vol de données médicales via wearable : Des hackers ont exfiltré des dossiers de patients en piratant des montres connectées. L’analyse de la mémoire et des applications installées a permis de déceler un malware dissimulé dans une mise à jour OTA compromise.

4. Valeur ajoutée IBSCyberSec

  1. Laboratoire local ultra-équipé pour émuler plus de 200 modèles de mobiles et plus de 150 appareils IoT du marché (voitures connectées, domotique, wearables).

  2. Partenariats techniques avec des fabricants de smartphones (Samsung, Huawei, Tecno) et des constructeurs IoT (Netatmo, Xiaomi, Bosch) pour accéder aux schémas matériels et firmwares officiels.

  3. Experts certifiés (CWSP, GIAC GCFA, GIAC GNFA) et ingénieurs en reverse engineering (JTAG, UART) pour des analyses profondes.

  4. Respect des normes ISO/IEC 27037 (Directives pour l’identification, la collecte et la préservation des preuves numériques), ISO/IEC 27041 (Assurance forensics).

  5. Formation et coaching des équipes internes (DPO, RSSI, services juridiques) pour limiter les risques et savoir réagir lors d’incidents.

En résumé, la Forensic Mobile et IoT d’IBSCyberSec offre une couverture complète : de la saisie légale au rapport judiciaire, en passant par la reconstitution d’événements complexes et la sécurisation proactive des infrastructures mobiles et objets connectés.

Questions fréquemment posées

Quels appareils IoT pouvez-vous analyser ?
Nous couvrons un large éventail : caméras IP, thermostats, enceintes connectées, montres intelligentes, balance connectée, voitures connectées, drones, capteurs industriels (SCADA/ICS), etc.
Comment garantissez-vous l’intégrité des preuves ?
Chaque appareil est placé dans un sac scellé, étiqueté, puis transféré dans un laboratoire certifié. Nous procédons à une acquisition bit-à-bit en générant un hash cryptographique (SHA256) immédiatement après l’imagerie.
Est-ce possible d’extraire des données sur un appareil mobile verrouillé ?
Selon le modèle et la version d’OS, nous utilisons des techniques légales (outil AFLogical pour iOS, exploit forensique Android, dongles UFED). Si le chiffrement hardware est trop poussé, nous sollicitons une assistance judiciaire pour forcer un déverrouillage.
Combien de temps prend une analyse complète ?
Pour un smartphone récent, comptez environ 3 à 5 jours ouvrés (acquisition + analyse). Pour un IoT embarquant firmware complexe, cela peut aller jusqu’à 10 jours en fonction de la difficulté à contourner la protection (JTAG, encryption).
Que faire si mon appareil tombe en panne durant l’enquête ?
Nous offrons des solutions de réparation (boards-level) pour extraire la mémoire flash. Nous pouvons aussi travailler à partir des backups existants (cloud, iCloud, Google Drive) si le matériel est irrémédiablement endommagé.

Parce que chaque mission compte, notre engagement est constant, notre réactivité stratégique et notre expertise multidisciplinaire.

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