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Forensic Cloud

Le Forensic Cloud est une spécialité émergente au carrefour de l’informatique en nuage (Cloud Computing) et de la cybercriminalistique (Digital Forensics). Alors que de plus en plus d’entreprises migrent leurs données et applications vers des infrastructures cloud (IaaS, PaaS, SaaS), les investigations traditionnelles sur serveurs physiques ne suffisent plus à répondre aux exigences légales et techniques. Dans cet environnement, les données sont réparties sur des serveurs virtuels, des conteneurs, des bases de données managées et des microservices, parfois répliquées sur plusieurs zones géographiques. Comprendre la topologie d’un système de stockage cloud et retracer le cheminement des fichiers sont devenus essentiels pour identifier l’origine d’une intrusion, récupérer des preuves ou enquêter sur une compromission.

1. Enjeux spécifiques du Forensic Cloud

  1. Absence de contrôle physique : Contrairement à un serveur sur site, l’infrastructure cloud appartient généralement au fournisseur (AWS, Azure, Google Cloud, OVH). L’entreprise cliente ne peut pas simplement mettre en veille un disque ou accéder physiquement aux journaux (logs) de l’hôte.

  2. Multitenancy et isolation : Les environnements cloud sont souvent multi-tenant : plusieurs clients partagent la même infrastructure hôte avec des mécanismes de virtualisation (hyperviseur). Il faut donc démontrer qu’on n’accède qu’aux ressources virtuelles autorisées et ne pas violer la confidentialité des autres locataires.

  3. Immuabilité et éphémérité des instances : Les machines virtuelles (VM) et conteneurs peuvent être détruits, recréés ou réinitialisés à tout moment par le fournisseur ou par l’administrateur. Les fichiers incriminés peuvent disparaître rapidement si des snapshots/point-in-time ne sont pas configurés.

  4. Preuves éparpillées : Les journaux d’accès, les enregistrements de bases de données, les dump de mémoire virtuelle (RAM), les logs d’API, les images disque (snapshots), les métadonnées d’objets S3 (ou équivalent) et les traces d’IAM (Identity Access Management) sont distribués entre différents services.

  5. Réglementations et conformité : Les obligations légales (GDPR, LPD suisse, Cloud Act américain, CNIL) imposent parfois des restrictions sur la localisation des données et la manière dont on peut interroger les journaux. Il est capital de respecter ces normes lors d’une investigation.

2. Méthodologie IBSCyberSec pour le Forensic Cloud

  1. Audit préliminaire et mapping des ressources

    1. Inventaire exhaustif des comptes cloud, des rôles IAM, des buckets/compartiments, des groupes de sécurité et des configurations réseau (VPC, subnets, route tables).

    2. Mapping des relations interservices (ex. : une fonction Lambda accédant à une base RDS, un bucket S3 exposé publiquement).

    3. Relevé des services critiques : instances EC2, Azure VM, GCP Compute Engine, bases de données managées (DynamoDB, Cosmos DB, Firestore), services de stockage (S3, Blob Storage) et fonctions serverless.

  2. Collecte automatisée et sécurisée des journaux

    1. Activation des journaux CloudTrail (AWS), Azure Monitor/Log Analytics, Google Cloud Logging.

    2. Téléchargement des snapshots d’instances et des dumps mémoire (si possible).

    3. Export des métadonnées de buckets S3 (ACL, permissions, date de création, versioning) et inventaire des objets supprimés récemment.

    4. Récupération des journaux d’accès sur Salesforce, Office 365, G Suite si le client utilise des services SaaS.

  3. Analyse en laboratoire dédié

    1. Utilisation d’un espace sandbox isolé pour monter les snapshots et extraire des artefacts (fichiers supprimés, journaux système, configurations réseau).

    2. Extraction de permissions IAM suspectes (ex. : un utilisateur nouvellement créé avec privilèges d’admin).

    3. Corrélation entre logs d’API (PUT, GET, DELETE) et actions d’utilisateurs pour identifier la chronologie exacte.

    4. Utilisation d’outils spécialisés (ex. Rekall, Volatility) pour forensique mémoire, crowdsourcing de signatures malware (VirusTotal, MISP) pour détecter d’éventuelles backdoors ou droppers.

  4. Reconstruction de la chaîne de compromission

    1. Identification du vecteur initial (phishing, vulnérabilité non patchée, credential stuffing).

    2. Visualisation graphique des déplacements latéraux (lateral movement) entre services (EC2 → RDS → S3).

    3. Repérage des artefacts de persistence (ex. : clusters Kubernetes affectés, pods compromis, containers lancés à distance).

  5. Rapport détaillé et recommandations

    1. Rapport exhaustif décrivant la chronologie des événements, les utilisateurs/machines impliqués, les preuves collectées (hashes, métadonnées, journaux bruts).

    2. Recommandations techniques : durcissement des configurations cloud (ex. : désactivation des ports non nécessaires, implémentation du MFA pour tous, règles IAM restrictives).

    3. Conseils stratégiques : mise en place d’une politique de backup immuable, surveillance en temps réel via solutions SIEM cloud-native, revues périodiques de configurations (cloud posture management).

3. Cas d’usages concrets

  1. Récupération après ransomware cloud : Une entreprise SaaS constate que ses bases de données ont été chiffrées via un accès Docker exploité par un nouvel utilisateur. Nos experts ont extrait le snapshot EBS, isolé la VM infectée, analysé le ransomware (ex. LockBit) en mémoire, puis restauré la base à partir d’une sauvegarde antérieure située dans un bucket versionné.
  2. Investigation sur fuite de données client : Une PME découvre que des fichiers sensibles (données financières) circulent illégalement sur un forum. Après avoir identifié l’utilisateur IAM compromis, nous avons vérifié l’historique des appels d’API S3, bloqué la clé piratée et révoqué les permissions.
  3. Audit proactive : Un grand groupe pharmaceutique souhaitait s’assurer qu’aucune porte dérobée (backdoor) n’est présente dans ses fonctions AWS Lambda hébergeant des microservices critiques. Nous avons mis en place une procédure de snapshot et d’analyse mémoire périodique, et détecté une librairie tierce vulnérable injectée via une dépendance JavaScript.

4. Valeur ajoutée IBSCyberSec

  1. Partenariats certifiés avec les grands cloud providers (AWS, Microsoft, Google) pour un accès accéléré aux logs et à l’assistance technique.

  2. Laboratoire numérique localisé à Douala équipé de serveurs GPU pour accélérer l’analyse RAM et le bruteforce de mots de passe si nécessaire.

  3. Mise en conformité RGPD & Cloud Act intégrée dans le processus d’investigation afin d’éviter tout risque juridique.

  4. Formation interne continue afin que nos analystes restent à jour des évolutions (OCI, Azure Confidential Computing, Zero Trust).

  5. Support 24/7 pour que l’entreprise puisse déclencher une investigation en plein week-end ou pendant les fêtes.

En définitive, le Forensic Cloud d’IBSCyberSec répond aux défis spécifiques de l’investigation dans des environnements virtuels : collecte rapide de preuves, analyse distribuée, respect de la confidentialité multi-locataire, et restitution des faits dans un rapport solide juridiquement.

Questions fréquemment posées

Quelles plateformes cloud couvrez-vous ?
Nous intervenons sur AWS, Microsoft Azure, Google Cloud Platform (GCP), ainsi que sur des clouds privés (OpenStack, VMware vSphere) ou hybrides.
Comment protégez-vous la confidentialité des autres locataires dans le cloud ?
Nous utilisons des procédures validées par le fournisseur cloud (ex. : snapshots autorisés, export de logs via APIs officielles). Nous ne récupérons que les ressources qui nous sont assignées et ne violons jamais l’isolation des autres comptes.
Quels types de logs sont nécessaires pour une enquête cloud ?
Journaux CloudTrail (AWS), Azure Monitor (Activity Log, Diagnostic Log), Google Cloud Logging (Admin Activity, Data Access), journaux de sécurité des bases de données managées, logs d’API des services PaaS (Lambda, Functions) et logs d’objets de stockage (S3, Blob Storage).
Peut-on enquêter si l’instance compromise est déjà supprimée ?
Oui : si des snapshots ou backups existent, nous pouvons analyser la mémoire virtuelle (dump RAM) et les métadonnées persistées. Sinon, nous exploitons les journaux d’accès historiques (CloudTrail, Audit Logs) pour reconstituer la chaîne d’événements.
Combien de temps faut-il pour analyser un incident cloud majeur ?
En moyenne, pour un incident de taille moyenne (une centaine d’instances/containers), il faut compter 5 à 10 jours ouvrés pour un rapport complet. En cas d’urgence, nous proposons un service accéléré (3 jours ouvrés) avec un supplément correspondant.

Parce que chaque mission compte, notre engagement est constant, notre réactivité stratégique et notre expertise multidisciplinaire.

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